Etude: Une zone dans le cerveau dédiée à la jalousie, pour préserver la relation de couple..!

Etude: Une zone dans le cerveau dédiée à la jalousie, pour préserver la relation de couple..!

Des chercheurs américains ont travaillé sur la jalousie avec des singes monogames. Leur étude montre que cette émotion produit des changements hormonaux et active des zones bien précises du cerveau.

Qui, dans une relation, n’a jamais éprouvé de la jalousie ? C’est une émotion courante, notamment chez les espèces monogames, mais qui est difficile à étudier. Des chercheurs du California National Primate Research Center (CNPRC), aux Etats-Unis, ont travaillé avec des singes Titi et leurs observations offrent un aperçu des émotions humaines et de leurs conséquences sur l’organisme. Les résultats sont parus dans la revue Frontiers in Ecology and Evolution.

Les singes Titi, originaires d’Amérique du Sud, font partie des 3 à 5% des animaux monogame du monde qui forment un lien à vie avec leur partenaire. Tout comme les humains, les singes Titi s’attachent à leur moitié, montrent un comportement de gardiennage et deviennent angoissés lorsqu’ils sont séparés l’un de l’autre. Quand un singe Titi se sent jaloux, il arque généralement son dos, fouettant sa queue d’avant en arrière et est souvent plus excité. On sait également que certains de ces singes empêchent physiquement leur partenaire d’interagir avec un autre mâle. Alors que les femelles Titi présentent des comportements jaloux, tout comme leurs homologues masculins, elles le font cependant d’une manière moins intense, ce qui rend les mâles idéaux pour l’étude.

DES CHANGEMENTS NEUROLOGIQUES ET PHYSIOLOGIQUES

Les chercheurs ont simulé une  » condition de jalousie  » chez les singes mâles en les séparant de leurs partenaires. Les femelles ont ensuite été placées à la vue de leur moitié avec un singe mâle étranger. Le comportement du mâle face à cette situation a été filmé pendant 30 minutes. La condition de contrôle consistait à ce que le sujet masculin voit deux singes l’un à côté de l’autre, mâle et femelle, qu’il ne connaissait pas.

Les singes ont présenté des changements hormonaux, en particulier une augmentation des taux de testostérone et de cortisol. L’augmentation du cortisol est une indication du stress social et, dans cette étude, est corrélée directement avec la durée dans laquelle les singes mâles observaient leurs partenaires avec un autre singe. L’augmentation de la testostérone est, lui, associée au désir d’accouplement. L’imagerie cérébrale a révélé, quant à elle, une activité accrue dans le cortex cingulaire, une région du cerveau associée à l’exclusion sociale chez les humains, et dans le septum latéral lié à un comportement agressif. La jalousie n’est pas nécessairement négative, précisent les chercheurs. C’est un comportement évolutif acquis afin de préserver la relation.

Source : Frontiers in Ecology and Evolution